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Achat de chaussures : les 3 erreurs que vous faites surement
Depuis la création de Norbert Bottier en 1981, beaucoup de choses ont changé, sauf une : la façon dont nos clients hommes achètent leurs chaussures. Elle les pousse souvent à faire trois erreurs, que nous vous expliquons ici.
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Comment les hommes achètent leurs chaussures ?
Depuis la création de Norbert Bottier en 1981, énormément de choses ont changé. Mais il y a une constante : la manière dont nos clients masculins achètent leurs chaussures ! La plupart de nos clientes, elles, prennent plaisir à flâner devant les vitrines et achètent de nombreuses paires, souvent sur un coup de tête. Les hommes, eux, n’achètent une paire que lorsqu’une occasion les y oblige et qu’ils sont « au pied du mur », par exemple pour un entretien d’embauche, un nouveau job, une invitation à un mariage, ou simplement parce que la paire précédente est usée. L’achat de chaussures masculin relève (presque !) toujours de l’obligation.
Vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Ce n’est pas étonnant. Et ce ne serait pas non plus très grave si cette façon de faire n’était pas la source d’un certain nombre d’erreurs.
Résumons-nous : l’homme achète ses chaussures par nécessité, et souvent dans l’urgence. Dans ce genre de situation, on se trompe plus facilement.
Première erreur à l’achat : les chaussures mal adaptées
La première erreur, et la pire, que commettent les gens (les hommes comme les femmes, d’ailleurs) lors d’un achat de chaussures, c’est de croire que tous les pieds se ressemblent et que la chaussure est un produit standard.
Or, si vous ne faites pas attention, il est malheureusement très probable que vous tombiez sur une chaussure complètement inadaptée à votre pied !
Pour éviter ces mésaventures, ou pour mieux vous accommoder d’une chaussure qui vous gêne, retenez ces quelques conseils :
- Si vous avez un cou-de-pied fort ou moyen, choisissez plutôt une chaussure Derby qu’une Richelieu. Grâce à sa hauteur de cambrure et à son entrée de pied plus ample et plus généreuse, une Derby est bien moins contraignante pour le pied qu’une Richelieu.
- Si vous avez le pied fin, au contraire, la chaussure richelieu, avec ses lignes plus allongées, vous ira très bien !
Lorsque vous choisissez un mocassin, il doit être assez ajusté au pied : son plateau va rapidement s’élargir et vous donner du volume supplémentaire. Après l’achat, mieux vaut ne le porter, au départ, que quelques heures par jour. Ainsi, même si vous l’achetez serré, il se formera à vos pieds sans leur faire mal. Les mocassins que nous vendons ont l’avantage de s’adapter à un très grand nombre de morphologies. Si une gêne ou un excédent de volume se présente malgré tout, vous pourrez toujours nous demander d’y remédier. Nous avons tout ce qu’il faut sur place, et nous sommes ravis d’aider nos clients à se sentir mieux dans leurs chaussures.

- Si vous avez du mal à enfiler vos bottines, vous pouvez mettre un peu de talc à l’intérieur de leurs contreforts pour que le pied passe plus facilement.
- Si vous avez le pied large, il n’y a pas de fatalité. Il est toujours possible de trouver une chaussure à la ligne effilée, pour peu que vous cherchiez chez un professionnel. Par exemple, une partie des modèles de notre collection ont été montés intentionnellement sur des formes longilignes, avec un corps de forme élargi au niveau du cou-de-pied et de l’articulation métatarsienne. Demandez-nous conseil !
- Enfin, si vous achetez vos chaussures en boutique, faites-le en milieu d’après-midi. Pendant la journée, le pied gonfle : une chaussure essayée le matin, qui vous va bien, risque de se révéler trop petite en fin de journée et de vous faire mal.
Deuxième erreur à l’achat : le mirage des chaussures pas chères
Pour tout achat, chaussure ou autre, le prix est toujours un critère déterminant. Mais il peut être trompeur car, en fin de compte, ce sont les chaussures les moins chères qui se révèlent les plus coûteuses. Cette logique peut paraître contre-intuitive au premier abord.
Rapide démonstration :
Lorsque vous achetez des chaussures chez des revendeurs bas de gamme (typiquement, ces marques qui proposent des paires à prix cassés, de plus en plus dégressifs quand vous en prenez plusieurs d’un coup), vous obtenez des paires certes peu chères à l’achat, mais qui se dégradent en à peine six mois.
Après avoir été un peu portées, ces chaussures seront déformées par la mauvaise qualité des cuirs utilisés. De plus, leurs semelles soudées (ou faussement cousues), en mauvais cuir synthétique, seront très usées. Autrement dit, vos chaussures seront devenues importables au travail, ou pour toute autre occasion où il faut faire preuve d’un minimum de soin… Il faudra donc repasser par la case achat de chaussures !
Pire encore, ce genre d’achat peut vous laisser avec des chaussures nocives pour votre santé. Avec le temps, les mauvaises doublures de ces paires à bas prix favorisent les champignons et autres mycoses. Leur inconfort général et leur manque de maintien ont aussi un effet désastreux sur les os de vos pieds, et donc sur l’équilibre de votre squelette. Il est indispensable de porter des chaussures qui maintiennent en place votre calcanéum, votre astragale et vos métatarses : sinon, les économies faites sur vos chaussures seront (très) largement compensées par vos factures de kinésithérapeute…
Nous avons d’ailleurs écrit un article sur « Les douleurs du talon liées au contrefort de la chaussure ».

Et si j’entretiens bien ma paire bon marché ?
C’est évidemment un bon réflexe. Mais vous aurez beau cirer ces chaussures achetées au rabais, leur cuir ne réagira pas au traitement. Sur les chaussures bon marché, la partie supérieure n’a plus sa fleur d’origine : elle est retirée au profit d’un matériau pelliculé qui, en plus d’être étanche à tout traitement, se déforme très vite.
Vous porterez donc ces chaussures six mois, avant qu’elles deviennent immettables. Si vous arrivez à les porter plus longtemps, n’hésitez pas à nous envoyer une photo : nous serions ravis de voir ça !
Admettons que vous ayez acheté une de ces paires : répartie sur ses six mois de vie, elle vous coûte cher chaque mois.
Imaginons maintenant que vous achetiez une vraie paire de chaussures dotée du minimum vital : cuir pleine fleur, montage Goodyear, doublure en cuir de veau, première de montage en cuir naturel, semelle en cuir cousue petits-points, talon en cuir couche par couche.
L’énorme différence entre une de nos paires et une paire au rabais, c’est que, bien entretenue, la nôtre vous durera sans peine dix ans : depuis 1981, nous avons eu le temps de le constater. Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour faire le calcul : réparti sur ces dix ans, soit 120 mois, le coût mensuel devient minime.
Investir dans une vraie paire de chaussures revient donc environ huit fois moins cher, au mois, qu’une paire bon marché !
Autrement dit, dès que l’on considère l’achat de chaussures comme un investissement plutôt que comme une dépense, on s’aperçoit qu’il faut être sacrément riche pour s’offrir une paire à bas prix.

L’achat de chaussures est un investissement, pas une dépense !
Troisième erreur à l’achat : le mythe de la paire unique
C’est peut-être la pire erreur que font les hommes, et nous la constatons régulièrement ! Beaucoup semblent penser qu’après l’achat d’une paire de chaussures, ils peuvent la porter tous les jours, pour toutes les occasions. Or il n’en est rien.
D’abord, le cuir d’une chaussure est une matière vivante : il est impératif de le laisser se reposer entre deux sorties. C’est à cette condition que votre paire vous accompagnera pendant de nombreuses années. Car la meilleure des chaussures mourra tôt si son cuir ne peut pas se remettre en place (notamment grâce à des embauchoirs non vernis pour lui redonner sa forme et absorber l’humidité de la journée).
Si vous souhaitez que vos chaussures durent longtemps, alternez entre deux ou trois paires au minimum. Là encore, cela peut sembler contre-intuitif à première vue, mais en matière de chaussures, acheter plus, c’est acheter moins sur le long terme !
Par ailleurs, la première règle de l’élégance est de ne pas porter la même chose d’un jour à l’autre, qu’il s’agisse d’une cravate, d’une veste de costume ou d’une paire de chaussures. Un homme qui soigne sa mise ne porte pas non plus les mêmes chaussures pour toutes les occasions.
De la même manière que vous portez une chemise au travail, un beau pull pour aller boire un verre en terrasse et un vieux t-shirt pour faire votre lessive, nous ne vous recommandons pas de porter votre paire de One-cut chaque fois que vous sortez de chez vous. Il y a des occasions pour les chaussures de ville fines et des occasions pour les grosses boots bien solides.
À chaque occasion sa chaussure : on ne fait pas son jogging en Richelieu
Choisissez vos chaussures en fonction des occasions pour lesquelles vous en avez besoin : pour les balades en forêt le week-end, une bonne paire de Blackburn avec leur solide cousu norvégien, et pour le travail, un Richmond, plus classique.
Si vous achetez une paire pour la porter tous les jours, vous vous exposez à la fois à sa destruction prématurée (empeigne plissée rapidement et irrémédiablement, talons détruits) et à la faute de goût. À vous de juger ce qui est le plus grave !
Notre objectif n’est donc pas de vous vendre une seule paire de chaussures que vous ruinerez, mais de vous aider à constituer, à votre rythme, une belle collection, durable et adaptée à chaque occasion. Suivez régulièrement nos conseils et vous garderez vos chaussures au moins dix ans : vous économiserez sur le long terme.
Achat de chaussures : et si vous adoptiez les bons réflexes ?
Le meilleur moyen de ne pas se tromper à l’achat, c’est de ne pas acheter dans l’urgence. Prenez le temps de regarder les vitrines, d’essayer une paire, de discuter avec un vendeur, et forgez-vous votre propre avis sur la qualité des cuirs et la forme des chaussures. En exerçant votre œil avant l’achat, vous saurez dénicher la bonne paire le jour venu. Et pour savoir comment assouplir un bon cuir de qualité, lisez notre article sur la question.
Vous souhaitez des conseils personnalisés ? Envoyez-nous un message en bas de page ou par e-mail à contact@norbertbottfr.sbs ou encore par téléphone : 09 54 57 94 17
L’atelier
Plutôt confier la paire à l’atelier ?
Patins, talons, ressemelage, entretien : nous faisons tout à l’atelier, au 164 avenue de Suffren, ou à distance.
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Vous demandez un devis
Remplissez le formulaire avec quelques photos : de profil, la semelle, le talon et le défaut. Nous vous répondons avec un prix et un délai.
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Si le devis vous convient, envoyez les chaussures à l’atelier en colis suivi, avec un mot qui porte votre nom.
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Nous réparons et nous renvoyons
Nous faisons le même travail qu’au comptoir. Quand la paire est prête, vous la réglez par un lien de paiement et nous vous la renvoyons.