Souliers Norbert Bottier
Fabrication
Une paire Norbert Bottier passe par quatre grandes étapes et près de cent cinquante opérations, de la coupe du cuir à la couture des semelles.
Étape 1 : Préparation et coupe
La fabrication d’une paire de chaussures de luxe Norbert Bottier est avant tout le fruit d’une longue réflexion et d’un désir de plaire. Après l’élaboration d’un modèle dans notre bureau d’étude, vient l’étape de la mise en œuvre. La première consiste en la préparation et l’optimisation de la coupe des pièces qui constitueront vos futurs souliers de luxe. Cette tâche est délicate à bien des niveaux, car on ne coupe pas du cuir comme on couperait une feuille de carton ou de plastique. Le cuir est une matière animale, donc très irrégulière sur toute sa surface. Des exigences s’imposent, notamment « le prêtant », le sens dans lequel s’étire le cuir grâce à son élasticité naturelle, comme si la peau de l’animal était encore vivante. Le « débit » est la manière de tirer le meilleur parti de la peau en respectant le « prêtant » et son rendement. Des outils comme la PAO servent aujourd’hui à cette tâche minutieuse, mais l’œil du coupeur ainsi que ses années d’expérience sont indispensables à cette étape cruciale, le débit de la peau, pour satisfaire les nombreux et exigeants clients de la marque Norbert Bottier.
Étape 2 : Assemblage et piqûre
Avant d’assembler les différentes pièces de cuir de veau pleine fleur ou de cuir de veau velours d’une paire de chaussures de luxe Norbert Bottier, il va falloir désépaissir les côtés du cuir, pour éviter les surépaisseurs après l’assemblage. Cette opération indispensable s’appelle « le parage ». Après cette étape, les pièces de cuir seront encollées provisoirement avec de la colle dissolution avant d’être posées l’une sur l’autre. Juste après, viendra l’opération de la mécanicienne qui piquera les éléments encollés sur une machine à coudre plate. Chaque piqûre sera martelée soigneusement pour écraser le point de la couture dans la fleur du cuir, ou du veau velours.
La colle dissolution est une colle permettant de déplacer les pièces de cuir au moment de l’affichage.
La mécanicienne est l’ouvrière responsable de l’assemblage et de la piqûre.
Étape 3 : Montage et pose de la trépointe
Une fois la tige ou l’empeigne assemblée, le monteur va pouvoir placer cette dernière sur la forme avec la première semelle intérieure qui servira de support pour le montage. Cette opération demande une précision et une grande expérience de la part de ce technicien, car si au montage la tige est posée légèrement en biais, tout l’équilibre de la chaussure sera remis en cause. Aussi bien l’axe du bout dur que la baguette du contrefort, et surtout l’ouverture des têtes de quartiers, peuvent alors créer un désordre visuel irréparable. Toute l’harmonie d’une belle paire de chaussures de luxe Norbert Bottier en subirait les conséquences. Une fois cette étape passée, il ne restera plus au monteur qu’à assembler la trépointe avec l’embryon de ce qui deviendra une paire de chaussures chics et soignées. La trépointe sera cousue latéralement sur la première de montage et la tige. Cette trépointe supportera par la suite la semelle d’usure. Avant cela, un ouvrier comblera le vide entre la première de montage et la semelle avec du rempli en liège naturel à l’aide d’une spatule. Le rempli aura aussi deux autres fonctions importantes qui sont l’amorti à la marche et l’absorption de la sueur et de l’humidité sous le pied.
La tige ou l’empeigne est l’ensemble des pièces de cuir qui constituent le dessus d’une chaussure, que ce soit un richelieu, un derby, un mocassin ou même une bottine.
Étape 4 : Couture des semelles
La couture des semelles est une étape cruciale dans la fabrication d’une paire de chaussures de luxe Norbert Bottier, car elle donne une résistance et une bonne étanchéité aux intempéries. Le couseur s’assurera que la trépointe soit bien à plat sur la semelle avant la couture. Après avoir planté l’aiguille dans le premier trou de la trépointe, il faudra au couseur une grande agilité et une souplesse de poignet pour que la couture épouse bien les courbes de la forme à monter. Une grande expérience est requise pour ce travail, ainsi qu’une certaine force. Ensuite, il faudra poser l’estampe, qui, assemblée au bonbout d’usure, deviendra le talon. Il ne faudra pas moins de 150 opérations pour réaliser des chaussures de luxe, chics et raffinées, que ce soient des richelieus, des derbies, des mocassins ou des bottines.
L’estampe est l’ensemble des nombreuses couches de cuir superposées qui formeront le talon avec la couche d’usure, le bonbout.
La collection
Les souliers de la maison
Richelieus, derbies, mocassins et bottines, fabriqués à la main en Espagne. Le cuir patiné se personnalise sur 120 modèles.